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La Ferrière - Résurgence de Malamaire

Le 12/07/2026 0

Chronique héroïque de la Ferrière, en ce jour d’aventure et d’équité parfaite

En ce matin où l’aube n’avait point encore achevé de peindre les cieux, nous étions quatre hommes, quatre dames. À 9h30, au départ du village de La Ferrière, nous nous mîmes en route, défiant les augures météorologiques qui, tels des enchanteurs mal intentionnés, prédisaient pluies et frimas. Mais le ciel, magnanime, nous offrit un bleu éclatant, comme pour saluer notre équipée.

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Nous entreprîmes alors une ascension vaillante vers les hauteurs, marchant d’un pas sûr, sans croiser âme qui vive. Les arbres, tels des géants bienveillants, nous offrirent leur ombrage, et le soleil, complice, nous gratifia de ses rayons. À chaque halte, le drone ailé s’élevait pour immortaliser notre groupe.

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En petits groupes, épars mais unis par l’esprit, devisaient de tout :  

- de politique internationale,  

- de football,  

- et même de la trajectoire philosophique des gouttes de pluie en temps de canicule.  

Ainsi va le monde lorsque des esprits libres foulent les sentiers de l'arrière pays niçois.

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Vers midi et demie, nous descendîmes vers la résurgence de Malamaire, lieu mystérieux où l’eau surgit comme un miracle. Là, nous rencontrâmes nos premiers textiles, paisibles voyageurs qui, dans une courtoisie toute chevaleresque, nous laissèrent place pour établir notre camp de base .

Nous tentâmes, avant de festoyer, de nous baigner dans l’eau glacée, mais celle-ci, à 9 degrés, se montra intraitable avec nos corps. Même les volontés les plus farouches durent céder devant ce froid mordant. Revigorant, certes, mais digne d’une épreuve de Koh-Lanta.

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Pendant le repas, les drones virevoltaient entre les arbres, frôlant parfois nos membres comme pour tester notre bravoure. Quelques jeunes passèrent au milieu de notre camp, témoins involontaires de notre équipée.

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Après cette halte, un groupe d'intrepide va-nu-pieds partons en direction de la résurgence principale. Le paysage, digne du jardin d’Éden au premier jour de la création, nous enveloppa de sa magie. Nous y fîmes de nobles portraits au milieu des petasites, plantes aux feuilles si vastes qu’elles semblaient vouloir abriter le monde entier. Leur nom, d’origine grecque, nous fit rire comme des néophytes découvrant un mot magique.

 

Notre odyssée s’acheva par quelques ultimes envolées de drone au milieu des champs, avant que nous ne chevauchions  nos destriers de métal vers le premier lieu de restauration, où une bière fraîche scella, en beauté, cette journée digne des plus grandes chroniques.

Eric

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