Soleilhas

Raquett’nu à Soleilhas 2010

Nous sommes 3 randonneurs ce 4 décembre 2010 pour une Raquett’nue organisée par Jean Paul à partir du village de Soleilhas (43.857368,6.650773). Malgré les chutes de neiges abondantes des derniers jours le temps en ensoleillé et la température polaire (pour la côte d’azur). Je rejoins Jean Paul à 9h au village de Gréolière et nous partons au point de rendez-vous à l’hôtel restaurant Lou Jas. Le paysage est proprement hivernal  et la température dégringole à -16°C (Oui, c’est possible près de la côte d’Azur).  Au village, nous nous apprêtons en combinaison de ski, gants et raquette et nous partons en direction d’un oratoire vers la crête du Busquillon.

Dès la sortie du parking, un problème se pose, comment suivre le chemin qui a quasiment complètement disparu sous la neige. La randonnée s’avère beaucoup plus physique que prévu. Il faut tracer le chemin dans la poudreuse et Jean Paul fait un travail de pisteur hors pair. La montée et l’effort poussent les deux JP à éliminer tous leurs vêtements très rapidement et contre toute attente par ces -10°C sous un beau soleil et en absence de tout vent. Après quelques errements, nous suivant d’arbre en arbre les marquages du GR avec toutefois quelques points de repérage à la boussole. Il fait chaud dans la montée et malgré les passages à l’ombre mes 2 collègues se portent comme un charme saupoudré de neige par les raquettes et les branches basses des pins. Nous mettrons 1h30 à atteindre l’oratoire. Nous sommes sacrément plus lent que prévu pour cette excursion d’exploration, rien de comparable à une promenade d’été sur chemin balisé. Nous continuons notre route jusque vers 1h pour prendre un repas bien mérité au soleil sur un parterre d’herbe sèche spécialement ‘aménagé’ pour nous. JPR offre la tournée de vin pour se réchauffer. Nous profitons du soleil. Ensuite nous entamons notre descente. Celle-ci est beaucoup plus rapide sur un chemin de raquette tout tracé, pour se réchauffer, JPG nous fait dégager la voie en éliminant toutes les branches basses des pins et des rosiers sauvages.  Je suis ‘obligé’ de m’exécuté sur quelques arbres afin de faire partie du club. Nous redescendons allégrement au soleil comme cela quasiment jusqu’aux voitures où les deux JP daignent alors de se rhabiller. Et nous partons alors vers St-Auban pour se réchauffer au bar/Restaurant.

EB

Randonue à Soleilhas

J'avais huit personnes d'inscrites jeudi soir, la météo annonçait de la neige et un vent très fort. J'ai donc annulé.  Le vendredi les prévisions était meilleures, j'ai donc averti tous les participants mais seulement deux ont pu se libérer. J'ai donné rendez-vous au Col de St Barnabé au dessus de Demandolx. Xavier, un nouveau participant, est le premier arrivé et Pierre arrivera dix minutes après. J'avais prévu de faire la crête de Crémon, mais au col il y a déjà un vent fort. Comme je suis passé par Soleilhas, j'ai pu voir que le vent était moins violent. Nous voilà partis du village vers les ruines de Vérrallion. Une dame d'un certain âge prend le même chemin que nous, je lui demande si pour aller à la chapelle St Pierre on peut passer par là. Elle me répond que les gens du village ont l'habitude de passer sur le côté sud, par le défens des Coulettes, et elle rajoute : "hé ben, vous avez pas froid comme ça en short". Elle ne se doute pas que nous allons nous mettre nus un peu plus loin. Le vent souffle fort sur les crête mais bizarrement sur le sentier on le sent très peu. Nous allons nous mettre nus dès que la végétation nous cache du village. La montée est au soleil et la neige a toute fondue. Arrivés au premier plateau nous attrapons la neige. Il y a des traces de pas qui l'ont durcie et c'est relativement facile à marcher sans trop s'enfoncer. Mais au plus on avance dans la forêt au plus la neige devient molle, et on regrette de ne pas avoir pris les raquettes. Nous sommes maintenant en face des ruines de Verraillon, mais il nous reste à franchir le petit ruisseau devenu gros à cause de la fonte des neiges. Après cette difficulté il nous faut rejoindre le sentier qui mène à la chapelle St Pierre, mais il n'y a plus de trace et la neige est très molle, et il nous faut retraverser un autre petit ruisseau. Enfin nous nous retrouvons sur la partie sud de la montagne et le sentier est sec. La descente est agréable, le vent souffle de plus en plus fort sur la cime des arbres, mais le soleil arrive à nous réchauffer. Nous sommes devant la dernière cascade d'où un canal part pour alimenter en eau les maison du lieu dit les Coulettes.
  
Nous prendrons notre repas devant la chapelle face au soleil. Pierre nous sort une bouteille de vin qu'il a l'habitude d'acheter quand il monte dans le Périgord. Après le repas, nous repartons pour reprendre le sentier qui normalement se trouve au dessus de la chapelle. Arrivés sur le sentier une pancarte nous indique : à 200 m Soleilhas. Effectivement le sentier traverse le ruisseau pour rejoindre celui que nous avons vu plus haut. Mais le franchissement du ruisseau n'est pas facile, il y a beaucoup d'eau, et c'est grâce à quelques bouts de bois que nous y arriverons. Le temps se gâte de plus en plus et il commence à pleuvoir légèrement. Le sentier reste sans neige sur le versant sud, mais arrivés dans la plaine il reste encore beaucoup de neige, nous sommes obligés de marcher sur les talus pour rejoindre le village. On s'arrêtera pour boire un bon vin chaud, et au moment de partir j'explique au patron que nous sommes des randonneurs nus et que je voudrais organiser un week-end en mai au camping naturiste du Chandelalar et de me répondre : "ha mais c'est des copains !"
JP Guido