Col de Buis

Randonue-libre au Col de Buis

Dimanche:
Après un samedi « un peu » chaotique ( départ tardif, une petite miss vraiment très malade dans la voiture, décollage pour la rando dès notre arrivée et plus dans la tenue confortable initialement prévue pour cause d' « accident » ), j'espérais un dimanche un peu plus calme.

C'est avec un rayon de soleil prometteur que nous nous levons vers sept heure, ce qui n'est pas trop tôt pour un départ vers dix heure quand il s'agit de cinq personnes dont deux enfants, et nous avons bien l'intention d'être à l'heure vu notre retard de la veille! Jean-Paul se promène déjà dans le camps en tenue de peau bien qu'il fasse encore frisquet, moi j'enfile mon trois-quart bien pratique et un petit pull. A neuf heure trente nous sommes fin prêts pour le départ et cette fois toute la famille au complet. Je suis un peu inquiète car je me demande comment je vais gérer les enfants, et comment je vais pouvoir me mettre « à l'aise » avec le porte-bébé sans ennuyer le reste de la troupe.
A dix heure, nous rejoignons les autres à l'entrée du domaine, ils sont en train de remercier notre hôtesse Murielle car leurs sacs sont déjà bouclés et les clefs rendues. Aymeline est un peu boudeuse, elle s'était trouvée un petit copain au camps et a du interrompre ses jeux pour nous suivre. Je ne m'inquiète pas trop parce-que je sais que la rando va lui plaire.

Nous avions décidé la veille que nous referions le GR4 qui part du Col du Buis vers l'oratoire de Notre-Dame d'Amirat pour déjeuner à proximité d'une splendide bastide inhabitée qui sert aujourd'hui de bergerie. Le parcours est facile et adapté à tous et les plus hardis pourront tenter éventuellement une ascension du rocher l'après-midi. Les voitures sont stationnées là où la veille nous avions déjeuner, face au superbe panorama des cimes encore enneigées.

A peine sortis des voitures la plupart des hommes sont déjà déshabillés, il faut dire que la route n'est pas très fréquentée. Moi je m'équipe du porte-bébé, qui ne se révèlera pas fort pratique finalement, je prendrai le siège dorsal la prochaine fois.
On s'engage sur un chemin plutôt plat et ombragé, bordé de houx et de primevères et le soleil nous réchauffe doucement. J'ai chaud mais un peu coincée avec le porte-bébé, j'attends l'occasion de pouvoir me mettre en arrière et demander de l'aide à maman pour retirer mon pantacourt. Hier, je n'ai pas eu l'occasion de me déshabiller, le rythme de marche étant soutenu, je n'ai pas eu le temps de me défaire de mon fichu jean et alors que je comptais le faire à midi, le temps en a décidé autrement. Donc aujourd'hui, j'espère avoir l'occasion de me déshabiller complètement pendant la pause-déjeuner.
Le sentier s'éclaircit et nous longeons le flanc calcaire du rocher de Notre-Dame révélant un paysage magnifique de prés et de collines verdoyants et au loin de sommets blancs. Très vite nous apercevons les murs lézardés de la vieille ferme et l'immense prairie bordée de sapinières qui s'étend à ses pieds. Un petit vent frais nous décide à migrer vers le bas à l'abri des arbres, et nous nous installons avec les petits et mes parents dans la clairière. Comme il est un peu tôt pour déjeuner les autres partent explorer les environs, et par prudence nous nous revêtons un minimum bien que le soleil nous invite à en faire tout autrement. Mon fiston est impressionné par la couverture de survie métallisée que Jean-Paul nous a prêtée, alors je décide d'emmener mes arsouilles en exploration. Et alors que je m'engage sur un petit chemin dans la sapinière, j'entends des voix au loin et reviens prévenir mes parents. Au même moment, nos explorateurs réapparaissent tenaillés par la faim et tout le monde s'installe paresseusement au soleil.  Les voix se rapprochent et trois jeunes femmes sortent du bosquet,et passent leur chemin aussi vite que possible sans même un bonjour. Après nous avoir largement contournés, elles s'arrêteront à la bastide pour déjeuner bientôt rejointes par un trio de cyclistes.

De notre côté, nous mangerons dans la plus parfaite béatitude et presqu'en silence si IoIo n'avait pas été si grincheux! Maman se dévêt et j'en fait tout autant. Malheureusement, les nuages viennent troubler cette harmonie et c'est résignés que nous rangeons les reliefs de notre repas pour regagner le haut de la colline. Maman et moi, on se rhabille un peu déçues parce-que même si on est encore un peu timides, on était quand même bien en tenue d'Eve! Sur le rocher, on aperçoit trois cabris en train de grimper le long de la paroi avec une aisance étonnante! Le retours se passe tranquillement, Jean-Paul initie Aymeline à la reconnaissance du houx. Elle sautille de pierres en pierres fermement soutenue par son guide. Bébé s'est enfin endormi bercé par mes pas. Nous formons un petit groupe de six, un peu en arrière des plus sportifs qui font une pause de temps en temps pour nous attendre, chacun perdu dans ses pensées et savourant les derniers instants de cette fin de week-end en apothéose grâce au soleil.
On regagne les voitures où après un petit débriefing on se met d'accord sur la mise en place de deux parcours pour les prochaines fois: un sportif et un plus « familial », en tout cas, autant que cela sera possible!

Pascaline.