Caramy

Les berges du Caramy

En arrivant à proximité de Brignoles dans le Var, en longeant la route, nous avons remarqué l'ancienne voie de chemin de fer qui servait à transporter la bauxite. Bauxite que l'on retrouvera tout au long de notre belle rando naturiste regroupant une dizaine de personnes venues des Bouches du Rhône, du Var ou des Alpes Maritimes.  Les guides étaient comme souvent Jean-Paul et Jean-Marie (membres de l'association des randonneurs nus de Provence) équipés de boussoles et de cartes. A noter la présence de Patrick, secrétaire d'une autre association provençale : l'association des naturistes phocéens. Sur le parking du rendez-vous,  nous avons rencontré un groupe de randonneurs textiles. Par respect, Jean-Paul est allé leur expliquer que nous faisions la randonnée, nus. Ce qui n'a pas du tout choqué ces personnes. Cette petite explication faite nous avons tombé shorts, bermudas, tee-shirts et blousons en ne gardant que l'essentiel : les chaussures de rando.

Tout de suite le parfum du thym et du romarin nous plonge dans un univers à la Giono. Nous voilà partis pour une belle journée ensoleillée en commençant par un relief karstique nous obligeant à de petites escalades dans un paysage hors du temps. Après deux heures de marche tranquille et silencieuse (excepté la douce mélodie du Caramy traversant le feuillage des arbres) nous faisons une pause et certains en profitent pour se tremper ou se baigner dans les eaux transparentes de cette belle rivière provençale. L'eau fraîche réveille et donne du tonus pour la suite de la balade. Un peu plus tard c'est l'heure du pique-nique et nous avons rejoué le déjeuner sur l'herbe mais cette fois-ci les hommes eux aussi étaient nus.
En poursuivant notre chemin nous avons croisé des groupes textiles. Parfois nous avons eu le temps de nous rhabiller mais tout le monde à en mémoire le moment où Isabel, bouche bée et les yeux grands ouverts nous prévint un peu tard que nous allions nous trouver nez à nez avec des randonneurs habillés ! Mais comme à chaque fois la rencontre s'est bien passée, avec un bonjour et un sourire complice.  Certains que nous avions déjà croisé, étaient même déçus que nous soyons rhabillés. Avant le retour nous avons trouvé une magnifique plage de sable au bord de la rivière, plage qui, l'espace d'un repos au soleil, est devenue plage naturiste en plein centre Var.  En continuant notre balade nous avons traversé des terres rouges de bauxite et même un barrage abandonné qui servait à produire de l'électricité pour les mines exploitées dans le coin. Aujourd'hui ce n'est plus la bauxite qui fait parler mais les gaz de schiste à proximité de Brignoles ...... Certains craignent que cette nouvelle exploitation ne saccage la région et ne pollue les rivières et les nappes phréatiques.
La rando terminée nous nous sommes vêtus pour rendre visite à une charmant habitante du village de Mazaugues près de la source du Caramy.  Avec cette dame, qui nous a offert le verre de l'amitié, nous avons discuté de notre rando et de la région.

Mazaugues qui à une certaine époque avait fait polémique car le monument aux morts de la première guerre mondiale encourageait le pacifisme. Depuis le débat a cessé et ce petit village vit paisiblement dans la quiétude du centre Var.

Texte écrit par Jean.

Randonue sur les berges du Caramy

J’ai bien compris que JP aimerait que quelqu'un fasse le compte rendu de notre balade donc je m’y colle. Aujourd’hui fête du travail j étais enfin disponible et espérais un peu de soleil pour commencer la belle saison de la randonnue.

Avec JP nous devions passer à Mandelieu pour prendre Michel mais une discussion animée dans la voiture nous en a empêché car nous avons loupé la sortie d'autoroute !

Nous le retrouverons à Brignoles puis suivons la direction Mazaugues. Nous passons sur un joli pont qui nous indique que nous traversons le Caramy puis nous rejoignons JP et Pierre qui nous attendent au départ du circuit du Caramy.

On a l'impression d'arriver sur la lune, sur une terre rouge et aride ; digne des westerns. Après avoir hésité 5 mn car il fait plutôt frais j’imite finalement mes amis et revêts ma tenue de peau. Loulou se réchauffe en faisant des allers retours frénétiques comme toujours.

J’admire quelques iris jaunes sauvages et remarque des traces de pollen sur le sol surtout dans les flaques.

JP m’a un peu affolée en me parlant d’un passage difficile ou il faut descendre dans le vide à l’aide d’une chaine sur une paroi abrupte et glissante… et je ne savais pas si je pourrais m’en sortir mais en fait, cet obstacle est bien moins impressionnant que je ne croyais et je m’en sors assez bien. C’est Loulou qui panique avant de trouver un passage pour contourner l’obstacle.

Nous devons suivre des points rouges entre les rochers qui vont nous faire descendre jusqu’au lit de la rivière. Pour l’instant on ne peut pas se tromper.

Jusqu’au déjeuner nous marchons sur la rive en contournant de nombreux arbres qui jonchent le sol ! La tempête a du être spectaculaire ici et le parcours est assez physique. Heureusement JP veut bien jouer les assistants et me porte mes bâtons dans les escalades, m’aide à descendre et m’attends car je marche moins vite que les hommes.

Grâce à l’eau parfaitement limpide nous apercevons des truites de toutes tailles. Je ne sais pas si elles seront visibles sur les photos ?  Note du photographe : Il y a trop de reflets et les truites sont invisibles sur la photo.

Nous croisons un groupe de 4 personnes qui nous saluent sans avoir l’air choqués par notre tenue.

Un peu plu loin des personnes déjeunent sur les rochers, nous leurs souhaitons bon appétit. Et bientôt nous nous installons à notre tour pour nous reposer et piqueniquer.

Le portable de Pierre sonne et il doit nous quitter pour raisons familiales urgentes malheureusement.

Nous perdons notre guide mais JP a tout prévu et il sort une carte du site. Juste un peu avant le pont romain, nous croisons trois jeunes avec un chien turbulant mais eux nous disent que notre nudité ne les dérangent pas du tout.

La pluie s’est mise à tomber ! Elle est fine mais pas trop fraîche donc nous restons nus et avons l’impression d’être encore mieux en harmonie avec les éléments naturels.

Le temps me parait long car nous marchons depuis des heures et je ne suis pas très entrainée mais heureusement je suis en bonne compagnie et avec quelques blagues l’effort semble moins intense.

Même les hésitations de fin de parcours n’ont pas entaché cette journée. A la dernière fourche nous nous sommes dirigés par erreur vers la droite mais nous avons rapidement fait demi tour et emprunté une sorte de piste destinée aux motos.

Je fini avec des douleurs de dos mais le sourire et nous nous donnons rendez-vous dans un petit bar du village pour terminer cette promenade en toute convivialité.

Isabel.