Cian

Randonue à la corniche du Cian

Dimanche 9 septembre.20180909 111054 1

Compte rendu de la de la randonue à la corniche du Cian.

Nous étions 6 au départ de la randonue, après avoir traversé le pont au-dessus du Cians nous voilà sur les versants «Les Traverses ».

Le sentier sillonne à flan de montagnes en montée douce, passé les premiers sous-bois les couleurs des roches et l’ensemble des montagnes virent au rouge. Nous marchons le long de sortes de corniches de roches façonnées par l’érosion et le temps.

20180909 112716 1Le vert de la végétation se dispute le rouge des rochers, paysages grandioses aux montagnes sereines côtoyant un relief tourmenté fait de failles, cassures et érosion.

Véritable petit Colorado niçois, curiosité géologique remarquable, ces gorges sont taillées dans les schistes rouges du Dôme de Barrot témoins de l’intense activité volcanique de l’Estérel au cours de l’ère primaire. Les formes sculptées par l’eau du torrent dans ces schistes appelés « pélites » sont très originales et variées : par endroits, la roche présente de grandes surfaces lisses aux formes arrondies, à d’autres, la roche rouge forme de gros blocs déchiquetés.20180909 131142 1

Météo clémente et température confortable nous marchons nus jusqu’à apercevoir les maisons du Village de Pierlas. Des arrêts sur les plateaux verdoyants nous permettent de marcher pieds nus sur le tapis végétal d’herbe rase.

Hormis des vautours, des moutons au loin, un écureuil et un sympathique randonneur rencontré le matin, nous ne croiserons personne.

Nous revenons enchantés par cette belle randonnée, plaisir des yeux dans des paysages hors du commun.

ThierryP9090165m 1.

 

Un résumé d’histoire géologique    

 A la fin du Paléozoïque (Ere primaire), il y a environ 250 millions d’années, suite à l’érosion d’un massif cristallin hercynien, aujourd’hui disparu, des sédiments argileux, quartz, paillettes de mica, minéraux riches en fer et cendres volcaniques se sont déposées sur le site du dôme de Barrot qui était alors une plaine inondable. Au fur et à mesure de leur accumulation, ces sédiments se sont enfoncés dans un bassin d’effondrement (un graben en distension, le bassin Argentera-Barrot) où la pression et la chaleur les ont transformés en roches appelés pélites.20180909 124657 1

Le climat chaud et humide de l’époque provoqua l’oxydation du fer qui colora les sédiments en rouge, en leur donnant une couleur lie-de-vin.

Au Mésozoïque (Ere secondaire), environ 150 millions d'années, la mer s’installe sur cette couverture pélitique où se déposent de nouveaux sédiments provenant d’un massif situé dans l’actuelle Méditerranée. Après diagénèse, ces sédiments engendreront des calcaires, marnes grises et grès.

Au Cénozoïque (Ere tertiaire), environ 60 millions d'années, le soulèvement des Alpes fit naître le Dôme de Barrot dont les pélites entaillées par l’action érosive du Var et du Cians sont aujourd’hui visibles sur plusieurs centaines de mètres dans les Gorges du Cians et de Daluis.

Daniel.

Randonue Corniche du Cian

Randonue corniche du Cian samedi 20 Juin.

S'il est aisé de pratiquer le naturisme sur les plages officiellement déclarées ou non, il est cependant moins évident de pratiquer des activités nu lorsque l'on s'éloigne du bord de mer ou autres domaines réservés. C'est ainsi que pratiquant habituellement la randonnée pédestre en mode textile, je suis « tombé » sur le site des Randonneurs nus de Provence. J'ai pris contact avec Jean-Paul Guido, et me voilà ce samedi matin au Lieu-dit LA Passerelle de l'Ablé,  point de départ de ma première randonue. 20150620 092750Une voiture arrive et en sortiront mes trois compagnons pour cette rando, Jean-Paul, Michel et Georges. Le temps pour Jean-Paul  de « caler » son GPS, et nous voilà quittant la route et par la même pour quelques heures, la civilisation pour apprécier le calme de la nature et s'enivrer des parfums que dégage la flore arrosée des récentes pluies. La météo annonce des nuages avec de belles éclaircies.

Pour le moment, le ciel est dégagé mais les nuits dans la région sont manifestement fraîches, et comme nous sommes encore de toute manière encore potentiellement visibles de la route, nous progressons donc habillés. Le but étant de se faire plaisir sans pour autant se mettre hors la loi, voire choquer les autres usagers du site.

P1040005Après 300 m. environ, nous voilà sur un petit plateau ensoleillée et suffisamment en retrait de la route pour pouvoir nous mettre « à l'aise ». Je conserve mon short à portée de main fixé à mon sac à dos afin de parer à d'éventuelles rencontres. Chacun du groupe a sa technique, paréo ou short, modifié ou non, afin de reprendre la tenue « textile » en un éclair. Le temps de s'enduire de la protection solaire adaptée et de rigueur (première exposition de l'année pour ma part donc indice 50), et nous voilà repartis, vêtus de chaussures de rando aux pieds, casquette sur la tête, sac à dos, et rien d'autre.

Après avoir un peu crapahuté, longé un hameau en ruines, les Traverses de l'Ablé, Jean-Paul profite d'une vue panoramique sur le Massif du Mercantour pour nous en faire la présentation. Muni de son GPS de rando, et d'une appli sur smartphone. P1040006Nous aurons également l'occasion de voir passer à quelques dizaines de mètres de nous un mouflon, manifestement dérangé dans sa tranquillité, peut-être par d'autres randonneurs un peu plus haut. Nous poursuivons notre marche et décidons de nous arrêter pour le pique-nique près d'un torrent. Le cadre est surprenant, un torrent, des vasques semblant déterminer des niveaux, le tout taillé dans une roche ocre, lissée par les crues. Alors que nous entreprenons de nous installer, un groupe de randonneurs survient, le temps d'enfiler nos shorts et autre paréo, et Jean-Paul est reconnu, il s'agit entre autre d'un animateur récemment formé par Jean-Paul, et du maire du village voisin, parcourant le sentier pioches en main pour entretenir celui-ci.

P1040017Quelques échanges amicaux plus tard, notre groupe de randonneurs baliseurs reparti, nous pouvons reprendre le cours de notre pause pique-nique. Un peu plus tard, alors que nous nous apprêtons à repartir, un autre promeneur précédé de son chien arrive, rhabillage éclair et Jean-Paul fait les présentations. Le promeneur est en fait un berger ayant malheureusement récemment perdu tous ses moutons (356 précisément) effrayés par un loup, et précipités dans un ravin. Il est temps pour nous de prendre le chemin du retour, le temps se montrant menaçant. Sur le retour, nous descendrons une vaste plaine à la végétation rase, pour profiter d'un autre point de vue sur la chaîne du Massif du Mercantour. Jean-Paul nous fait l'énumération des différents pics, mais muni de son appli Samrtphone, constate qu'on ne peut malheureusement pas se fier totalement à la technologie. P1040004Cette rando sera également l'occasion d'observer la flore, ainsi que la formation du massif (on remonte donc très loin !). Un groupe de VTTistes en pause, fera également partie des rencontres, mais ceux-ci empruntant le même sentier que nous, Jean-Paul leur demandera si cela ne les dérange pas que  nous nous remettions dans notre tenue de prédilection, ce qu'ils accepteront tout bonnement. Un peu plus tard, une heure environ nous revoilà de retour à proximité de la route, il est temps à nouveau de se rhabiller définitivement. Dans un village plus bas situé sur la route du retour, nous prendrons dans un petit bar restaurant que Jean-Paul connaît bien le verre de l'amitié avant de reprendre chacun sa route. Merci Jean-Paul pour cette belle initiation à la randonue,  qui, sera pour moi ; je n'en doute pas, la première d'une longue liste.

A bientôt.

Alban