Randonue pour FR3 dans les Calanques

Randonue dans les Calanques de Marseille et interview pour un futur documentaire diffusé sur Fr3!

Ce samedi 28 mai, nous avions rendez-vous à dix heures avec Bruno Saurez et Patrick dans les Calanques pour une randonue un peu particulière! En effet, nous partons à la découverte du Cap de Morgiou et de sa somptueuse calanque, en compagnie d'une équipe de tournage qui prépare un documentaire sur le patrimoine des Calanques, et donc les origines de la pratique du naturisme en ces lieux!
Cette fois et c'est assez exceptionnel, pour des raisons pratiques je laisse mes petits bouts chez mes parents qui eux non plus ne nous accompagnent pas.

Après deux heures de route sans encombre nous retrouvons nos compagnons et Bruno nous guide sans plus attendre sur un sentier qui part derrière les nouveaux bâtiments de l'Université. Il est vraisemblablement très fréquenté par les joggueurs et vététistes venus profiter de la fraîcheur matinale. Nous marchons depuis quelques minutes et nous croisons un garde de l'Office National des Forêts qui reconnaît d'emblée Bruno et semble connaître son blog ainsi que notre pratique du naturisme. Il nous apprend avec surprise qu'il est surtout là pour informer les cyclistes qu'ils devront désormais emprunter d'autres sentiers! C'est avec un grand sourire qu'il nous souhaite une bonne rando et nous rappelle de ne rien laisser traîner derrière nous.

Bruno nous entraîne tranquillement sur le sentier du Cap Morgiou et comme nous avons le temps puisque nous ne devons retrouver l'équipe de tournage que vers 13h30, nous nous permettons  quelques arrêts durant lesquels l'enfant du pays nous décrit amoureusement chaque point du paysage. Alors que nous gravissons le sommet des Escampons , c'est un époustouflant panorama à 360° qui se dévoile à nos yeux, de Notre Dame de La Garde en passant par les îles du Frioul juqu'aux Calanques de Cassis et le plus haut sommet des calanques, le Mont Puget.
Le mistral nous rafraîchit discrètement alors que la blancheur de la roche de calcaire blanc nous renvoie l'ardeur des rayons du soleil.
Et je m'aperçois qu'il me manque un élément indispensable afin de randonner nue confortablement: la casquette! J'ai également oublié mes bâtons et ma fainéantise matinale a été plus forte que ma raison, j'ai « oublié » de me tartiner d'indice 50!

Plus loin, nous croisons deux couples dont une charmante dame qui affiche un large sourire à notre encontre et nous aborde en nous disant: « C'est bon de profiter de la liberté? ». Elle nous explique qu'elle même est naturiste mais préfère se promener dans « des coins plus reculés » mais qu'elle nous envie cependant!
Le chemin suit désormais la crête de Morgiou. Bruno nous explique qu'il souhaite trouver la grotte du Figuier afin de l'utiliser comme cadre de tournage. Nous nous approchons également du fortin qui aurait été édifié par Napoléon lors de la guerre contre les anglais, endroit qui se prêterait fort bien aux interviews mais avant tout au pique-nique! C'est d'ailleurs là que sont supposés nous rejoindre les journalistes. Bruno s'inquiète et tente de les joindre. Ils sont encore loin d'arriver puisque sur un autre tournage!
Chaque pas sur la crête nous plonge un peu plus dans le bleu de la Méditerranée et Sormiou se livre à notre droite et enfin plus loin Morgiou et son port de pêcheurs cabanoniers, se battant eux aussi avec ferveur pour défendre leur patrimoine.
Nous décidons d'entamer notre déjeuner, Patrick exprimant tout haut ce que nous pensions tout bas! Nous garderons quelques miettes pour les images...

La crête se termine par une descente assez... abrupte vers le fortin, et je glisse sans conséquence plusieurs fois dans la descente mais toujours avec élégance. (ouf, pas eu mal aux cailloux!) et en contre bas, nous achevons notre déjeuner puisque les journalistes sont définitivement en retard!
Déchaussés, nous contemplons le somptueux paysage en savourant le rosé apporté par Jean-Paul... Et moi je regarde naïvement la pente que nous venons de descendre en  me réjouissant de ne pas devoir la remonter puisqu'il est prévu que nous repartions par Morgiou... hum.

Bruno parvient à avoir des nouvelles de Guillaumes: ils n'ont pas pu descendre jusqu'au port, la route étant fermée la journée et n'ont pas de passe-droit permettant aux journalistes de passer outre cette règle. Ils nous rejoignent donc avec le matériel en passant par la crête!
Et ce que je craignais arrive: il faut que nous revenions sur nos pas par la falaise! Comme d'habitude, Bruno est le dernier à se chausser mais sera très vite bien loin devant. Et parce-que je l'ai fait l'année passée avec bébé sur le dos lors d'une « sortie familiale » avec Bruno, je mords sur ma chique en me disant que j'ai perdu 10 bons kilos depuis et que mon sac en fait à peine 3 ! Jean-Paul m'attend patiemment et me permet une pause pour boire un peu d'eau, et pendant ce temps Bruno « s'envole » et disparaît de notre vue. Je retrouve la crête avec joie et salue intérieurement l'initiative de notre ami de partir à son rythme rejoindre les autres.
Nous croisons encore une famille très sympathiques, et c'est avec Madame, très souriante, que la discussion sur notre tenue s'engage. Monsieur, lui, écoute avec intérêt (envie?) nos arguments, vêtu d'un simple slip en coton! Ils sont même prêts à témoigner si à leurs retours du fortin, ils nous croisent avec les journalistes!

Il est presque 16 heures lorsque nous sommes enfin rejoins par l'équipe de Guillaumes. Avec lui, un caméraman qui transporte un sac volumineux et le perchiste. Tous les trois semblent forts sympathiques mais, inquiets du timing restreint, nous proposent tout de suite de nous mettre en place. Les idées de prises de vue ne manquent pas, et nous nous prêtons joyeusement à leurs sollicitations. Entre les « tableaux » nous nous abritons à l'ombre d'un petit arbre... Et je sors mon indice 50, me trouvant soudain un peu trop colorée ! ( Coquetterie féminine oblige, je croise très fort les doigts encore aujourd'hui pour que ça n'apparaisse pas dans le reportage!)
Ils terminent les prises de vues par l'interview de chacun de nos présidents, interrogeant Bruno sur l'histoire du naturisme dans les calanques et Jean-Paul sur sa conception de cet « art de vivre » au plus près de la nature.

Après avoir rassemblé le matériel, nous reprenons tous ensemble ce fabuleux chemin et ébahie devant tant de majestuosité, je ne peux m'empêcher de penser que le Paradis est sur terre et que la tenue d'Ève est sans conteste la plus belle pour en parcourir les sentiers...

Nous quittons nos amis à leur voiture et achevons le trajet, comme à chaque fois l'esprit si apaisé qu'il nous semble difficile de rejoindre le monde des textiles...

Texte écrit par Pascaline.

Commentaires (2)

Mes Calanques
  • 1. Mes Calanques (site web) | 24/07/2011

C'est bien dommage qu'il y ait peu d'espaces de liberté... Les pierres tombées c'est un peu dangeureux quand même..

françois
  • 2. françois | 09/06/2011

Un grand bravo pour votre liberté!!!!!

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