Randonue-libre

Raquett'nue au Pensier

Jeudi 19 février raquett'nue au Pensier depuis les lattes.

Départ sur la DFCI du Pensier

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Même à l'ombre nous avons déjà très chaud !

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Toute la montée est plein sud

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"Petit" retour en arrière de 60 millons d'années.

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Enfin sur la crête !

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Randonnée avec Visorando

Randonue libre sur le plateau de Calern

P1010260 001Jeudi 8 mai, Randonue sur le Plateau de Calern.

Ce plateau caussolien réserve des surprises dès l’arrivée avec plusieurs mini observatoires, une architecture inspirée d’un laboratoire de science dominant des dômes, un bâtiment futuriste et une bâtisse plus ancienne. Impressionnant le calme et le silence hormis le souffle du vent frais, l’imagination peut commencer à vagabonder.
Nous nous mettons en route pour la chapelle, là-bas où il y a une croix blanche. Des yeux on cherche la croix et la chapelle. Au passage, des orchis aux couleurs plus ou moins prononcées, du thym dont le parfum ne nous quittera pas de la journée, du serpolet et de la lavande, également dans un enclos naturel couvert d’herbe, un cercle d’herbe plus foncé puis un disque aux ¾, plus grand, idem. Curieux, non ?P1020259 Résultat de l’atterrissage d’un Ovni, d’une météorite ou tout simplement la composition de la terre à cet emplacement. Imagination !!!
Enfin la croix , mais elle est à flanc de rocher ! La chapelle est dans une grotte, on y accède par un large couloir en baissant la tête. Elle est aménagée et est éclairée par une lucarne naturelle entre les rochers. P1020261Ce rayon de lumière dans cette « baume » au bout de ce couloir donnerait envie de dire merci à Un Dieu de quelque confession que l’on soit, sinon à Dame Nature. Difficile de quitter ce lieu, mais d’autres surprises nous attendent.
Les bories, témoignages de la vie pastorale dont une placée dans un coin d’un enclos auquel on accède par un escalier fait de demi-quart à droite et à gauche. P1020275Enfin les «avens» de toutes tailles, porte d’entrée de baumes ou non dont un énorme où ont poussé à l’intérieur deux arbres. Le cerisier malgré sa taille n’affleure pas encore les bords, difficile de voir le fonds si on a le vertige, on voit des traces d’écoulement de l’eau vers le fond. Nous n’aurons pas le temps aujourd’hui d’aller voir l’autre, aussi grand où les moutons peuvent accéder au fond.

P1020288Le soleil a bien voulu être de la partie l’après-midi. Rendons hommage aussi à la fille de J.P. portant devant son nouveau-né et derrière son sac à dos. Comme disent les jeunes : « Respect ! ».

Yves

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Randonnée avec Visorando

Randonue de La colle de Sigale

Nous sommes 11 au départ, nous nous rappelons de la dernière fois que nous nous sommes vue et nous  faisons connaissances avec ceux qui participent à la randonnue pour la première fois.

Du parking de Gréolières,  nous faisons un raccourci vers la balise 208. Près de la balise 213, presque tous cherchent leur confort et se déshabillent. J’hésite un peu mais pas pour long temps. Il fait un temps superbe etnous  profitons dans ce forêt de l’ombrage de chênes ainsi que de la beauté des  fleurs de pivoines.Pivoine.jpg Le sentier est étroit, peu fréquenté, si on tient compte de l’abondance de  feuilles, brindilles et  pommes de pins sur le sol. La conversation s’anime entre tous pendant toute la descente,  on échange diverses anecdotes et expériences.  A un moment donné, Eric sort du sentier pour nous montrer un refuge de montagne et il profite aussi pour nous  expliquer l’usage de sa tablette android que fait office de GPS. Nos reprenons le sentier vers le Pous,  et  peu après  un panneau nous annonce que nous rentrons dans la réserve biologique du Cheiron et des règles à tenir en compte. Après la balise 216, nous prenons une route forestière qui dessert la ferme de Le Pous, qu’elle belle ferme!Le Pous

Nous marchons  quelques minutes et nous faisons halte pour la casse-croute, sur un amas de pierres depuis lequel nous avons une vue exceptionnelle sur la ferme et sur les montagnes. Eric nous sert du  vin, Françoise commenta qu’il remplace bien le chef JPG…., rires ! François partage de petits salés et André du café et des biscuits.  Un groupe de nuages dans le ciel nous rappelle que  la prévision météo n’était pas très bonne en fin d’après midi et nous reprenons la marche.  Nous laisserons la route et nous prendrons le sentier de Colle de la Roque qui monte vers la balise 128. La  montée est assez soutenu et au début, je fatigue un peut à cause de la chaleur, mais après cela ira mieux; Eric par contre ne surmontera pas la fatigue et il préfèrera marcher lentement. RandonnueJ’explique ça au groupe  et nous continuons la marche, content que l’orage s’abatte sur la montagne en face, mais pas encore  chez nous. Vers 15 h le ciel se couvre sur nous, et la température descend un peu, puis quelques goutes annoncent l’orage, k-ways et ponchos de pluie sont à l’ordre du jour. Je resterais toutefois nue. Nous accélérons le pas sur le chemin vers gréolières, pour le cas ou les choses empireraient. Puis nous faisons une pause, Gérard nous commentera avoir vue un groupe de chamois et André, nous annonce sagement que l’orage se terminera dans quelques minutes. L’orage m’a fait plus de peur qu’il ne m’a mouillé ! Nous finissons la randonne avec un soleil radiant, c’était une belle journée. J’ai hésité de me rhabiller à la fin car j’aurais voulu me doucher ou me nettoyer avant. La prochaine fois, je ramènerai de quoi me nettoyer. Et merci à George pour son alerte aux tiques. Merci à tous pour cette journée.

Fin de parcours, avec une pose de tout le groupe au restaurant 'le grand rocher' sur le plateau de Gréolière.

Gloria

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Parcours GPX du colle de Sigale :randonnee-col-de-sigale.zip

Point de vue de Muriel.

Enchantée de cette  magnifique balade où tout étaient réunis, une vue panoramique, un climat tempéré tout en rencontrant des endroits variés d'arbres, de fleurs et de sous bois avec la joie de nous avoir rencontrer pour chacuns d'enre nous dans une ambiance conviviale dans le lien réuni de ce partage en toute simplicité et authenticité. Que du bonheur, bien à vous tous, muriel.Pivoine.jpg

Pivoine en Fleur au 22/06/2013

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Descente en direction de la borne 216.dsc07433.jpg Ferme sur le lieu dit 'Le Pous'

dsc07411.jpgdsc07425.jpgVue panoramique 

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Randonue-libre de la Bollène à Turini

Avec Maryvonne, Pierre et Alain, pour leur stage de SA2, nous sommes allès reconnaitre la randonnée entre la Bollène et le col de Turini.

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La Bollène

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Randonnée avec Visorando

Visite de l'Arborétum de Roure

Arborétum.jpgArborétum de Roure - Samedi 29 octobre 2011

Alors que nous empruntons la D202 pour gagner l'arrière-pays, le soleil qui illumine les sommets promet une agréable journée. Journée rando "extraordinaire" puisque nous sommes attendus officiellement à l'Arborétum de Roure pour une visite en tenue de peau!
Là-haut, le panorama est somptueux. Les sommets sont encore verts et les flancs qui se jettent dans la vallée de la Tinée sont illuminés par des arbres aux couleurs éclatantes.
A notre arrivée, le parking est vide mais bien vite une caravane de voitures ne tarde pas à nous rejoindre, car bien entendu  personne ne veut manquer cette occasion!  Valentin, le guide nous accueille en nous expliquant qu'il a veillé à fermer les accès au domaine. Mais est-ce vraiment si important? Pour Les Randonneurs Nus de Provence, c'est surtout une très belle occasion de montrer qu'on peut ouvertement pratiquer la randonnue dans une structure plus habituée aux textiles. p1030279.jpg
Une vingtaine de randonnueurs emboitent alors les pas de Valentin notre guide, et après avoir décidé du déroulement de la journée, empruntent les sentiers jalonnés d'espèces végétales endémiques et celles venues d'autres horizons particulièrement chouchoutées par  les spécialistes de l'arborétum.
Le soleil nous inonde généreusement de ses rayons mais il fait quand même un peu frais surtout à l'ombre. Alors si les plus courageux d'entre nous, et en premier Jean-Paul notre président se dévêtissent, moi je préfère garder mes vêtements car je sens bien que jongler entre les zones ombragées et le porte-bébé va être compliqué! J'espère cependant pouvoir me libérer de toutes ces contraintes pour la pause déjeuné puisque Valentin nous promet un joli plateau d'herbes ensoleillé au menu!
p1030268.jpgL'arborétum s'est associé avec un collectif d'artistes contemporains "No-Made", et leurs œuvres des plus surprenantes aux plus classiques sont clairsemées dans la végétation. Parmi les cocotes en papiers suspendues en travers du sentier et les sculptures de bouteille recyclées, je suis ravie de retrouver une œuvre de Nicolas Lavarenne, un nu de  jeune femme en bronze élevé vers le ciel par d'immenses échasses.
Après cette balade enrichie par les explications de notre guide, passionné par ses montagnes et sa vallée de la Tinée, nous sortons du domaine pour gagner l'endroit où nous déjeunerons. Pour ne pas croiser les chasseurs qui empruntent le chemin principal avec leurs véhicules tout-terrain, Valentin nous conduit sur un petit chemin qui grimpe entre les mélèzes dorés par l'automne.
Afin que les moins aguerris puissent faire une pause, nous décidons de prendre le déjeuner avant d'atteindre le plateau. p1030282.jpgChristelle et Christian nous gâtent  avec leurs délicieuses préparations maison, et un vin d'orange qui réchauffe le cœur!
Beaucoup profitent de cet arrêt pour  se mettre en tenue de peau, mais sous les arbres, l'humidité ne m'encourage pas à les suivre! Ce n'est définitivement pas ma journée en tant que naturiste!
D'ailleurs nous reprenons bien vite la balade et c'est seulement dix petites minutes  plus tard que nous atteignons le petit plateau ensoleillé et y prenons le café. Les enfants jouent et les plus grands se prélassent profitant de la douceur des rayons solaires.
p1030290.jpgNous quittons l'endroit avec regret mais l'entrain revient bien vite car la forêt nous dévoile peu à peu ses secrets au gré des commentaires du guide. Pour le retour nous reprendrons la voie carrossable. Valentin veut nous montrer les vaches locales mais celles-ci ne sont pas au rendez-vous bien que des traces "fraiches" marquent leur passage récent! Nous croisons beaucoup de gros 4*4 de chasseurs, un peu surpris de trouver un "tout-nu"  parmi les "tout-rhabillés", car l'après-midi s'achève doucement et seul Jean-Paul est encore en tenue de peau.p1030299.jpg
Les voitures regagnées, nous redescendons vers le charmant village et c'est devant un verre réconfortant à l'Auberge Le Robur que s'achève cette magnifique journée mais chacun immortalise une dernière fois le paysage vertigineux et le village de Saint Sauveur de Tinée niché dans le creux de la vallée. Nous remercions Valentin en promettant de revenir très vite pour découvrir en sa compagnie d'autres chemins... en tenue de peau évidemment !

Texte écrit par Pascaline.

Randonue-libre aux Calanques

p1030210.jpgAprès l'émission de France 3 plusieurs personnes m'ont demandé d'organiser une randonue dans les Calanques. J'en parle à Bruno Saurez qui nous organise une randonue sur la crête de Morgiou. Le groupe étant important, Bruno notre Peter Pan des calanques prendra les plus forts, moi j'accompagne le groupe des familles. Nous partons très tôt pour être à Luminy à 9h30, mais une petite erreur de ma part dans la programmation de mon GPS nous fait passer par La Ciotat et la route des Crêtes au-dessus des Falaises Soubeyranes, c'est la plus haute falaise maritime de France.

p1030221.jpgQuelle vue magnifique sur cette route un peu tortueuse qui nous fera arriver un peu en retard. Nous sommes une bonne vingtaine de personnes au départ de Luminy. Après quelques minutes de marche les premiers courageux passent la tenue de peau. Le temps n'est pas très beau et sur la crête le vent souffle plus fort que prévu. C'est donc un groupe mixte textilo/naturiste qui s'étale sur le sentier. Nous croisons quelques personnes, des Vttistes des Joggeurs et un marcheur d'un certain age qui entame la conversation avec nous. Un vrai marseillais très sympathique et très bavard,p1030225.jpg Bruno lui présente la pétition sur le Parc National des Calanques, il n'est pas pour le parc mais je pense que Bruno a su trouver les mots pour peut-être le faire changer d'avis. En tout cas, il n'est pas contre de voir des naturistes marcher nus dans SES Calanques !

C'est la deuxième fois que je fais le même parcours mais les Calanques sont toujours différentes, la mer, le ciel, les roches et la végétation sont changeants. 

Nous sommes presque au bout de la crête et nous cherchons un endroit un peu abrité du vent qui souffle du sud est pour pouvoir manger sans avoir trop froid.p1030227.jpg Un petit vallon juste en face de la falaise fera l'affaire. Nous avons une vue sur les escaladeurs qui cherchent de nouvelles voies.

Le repas comme à l'habitude est très convivial, chacun partage ce qu'il a apporté, vin rosé, rouge, gâteaux, pâte de coings etc ... Et café bien sûr pour se réchauffer un peu.

Plusieurs groupes de marcheurs passent au dessus de nous sur le sentier, couverts comme en hiver, ils sont un peu étonnés de nous voir nus.

p1030230.jpgAprès le repas les groupes se séparent, Peter Pan alias Bruno emmène le groupe des forts par la calanque de Morgiou et le col de Sugiton. Nous nous repartons par le même sentier. A plusieurs reprises nous regardons si un groupe passe de l'autre côté mais à chaque fois ils sont trop habillés pour qu'ils soient des nôtres. Nous arriverons presque en même temps à Luminy. Dommage que les Calanques soient si loin de chez nous, on y serait beaucoup plus souvent. C'est vraiment un endroit unique en France, la mer à la montagne ou l'inverse !

JP Guido.   

Randonue dans les gorges de Daluis

 Dimanche 11 septembre 2 011.

Le jour et le soleil montre le bout de son nez, il est 7h50. Mon père et moi attendions patiemment Jean-Paul devant sa voiture.

J-P arrive, nous partons à un point de rendez-vous à Carros pour tous se retrouver.il y a la petite blondinette Aymeline, Maryline et pleins d'autres personnes ... Jacqueline et Philipe ne sont pas encore arrivés je m'inquiète, Jean-Paul me dit qu’ils sont à L'Origan et qu’ils vont y aller directement. Tout comme Christel et Christian. Nous partons donc à cette fameuse sortie, dont Hervé a eu la brillante idée. Cela fait à peu près 80km de Coursegoules donc 2h de route. Nous sommes arrivés au point de destination, tout le monde se prépare et nous attendions les derniers comme Christian, Jacqueline... J'étais toute joyeuse à l'idée de voir Jacqueline ! Je l'apprécie énormément tout le monde est là prêt pour partir ! Nous sommes donc 19. Nous passons sur le pont de la mariée ou se passe du saut à l'élastique que je rêve de faire, cela ne me faisait pas peur ! ( Christian m'avait dit que j'avais le choix entre le saut à l'élastique et le naturisme, perso je prends le saut à l'élastique ! ) Il y a ensuite une petite traversée étroite, difficile à descendre cela pose problème à Jacqueline. Tout le monde passe cette endroit difficile il ne reste plus que Jacqueline, Jean-Paul, Philippe ainsi que moi et Hervé. Je préfère rester au côté de Jacqueline c’est pour cette raison que je ne suis pas descendue Nous lui avons demandé si cela lui poserais encore problème si il y avait une corde, Jacqueline reste sur ses peurs et ne veut pas continuer cette sortie. Nous avons quand même essayé de lui expliquer qu'il n'y avait pas de risque car nous sommes très prudents, mais rien à faire !

           

Philippe et Jacqueline sont donc retournés à L'origan. J'ai été très déçu quelle ne puisse pas venir, je me ressaisis et je me dis que ce n'était pas grave. Nous descendons donc ce chemin étroit sans problème, nous continuons la sortie.  Pleins de belles roches son présentes, il y a du schiste puis une sorte de grés. C'est magnifique ! Nous passons ainsi sous le pont de la mariée. J'aperçois des personnes sauter cette si grande marche et crier Haaaaaaaaaaa ! Ça a été vraiment une sortie pas comme les autres car il y avait le contact avec l'eau, c'était une superbe sortie je me suis super bien amusé avec la présence d'Aymeline malgré qu'il n'y avait pas Jacqueline. Nous avons mangé devant une ravissante cascade. Christian ma conseiller d'aller me baigner si je ne voulais pas me gâcher la journée car il faisait énormément chaud et que l'eau me faisait envie, je me suis donc baignée sans le groupe.

Texte ecrit par Vicky (14 ans)

La Martre

RAPPORT « CIRCONSTANCIE » DE LA RANDONUE A LA MARTRE LE 27 AOUT 2011….

Chose promise à Jean-Paul, chose due, voilà le compte-rendu de cette aventure…
Ce samedi matin le ciel est dégagé mais un vent à glacer une super nova souffle sur la Martre.
Drôle de temps pour une première expérience de randonue… Après avoir regardé le thermomètre (14°), trouvé le groupe, nous nous présentons.
Bonjour Jean-Paul, notre guide,  Gaby, Jean-Louis, Michel, Isabelle et François…!
Nous, Claudine et Nathalie, nous sommes les  nouvelles.
Le premier contact est facile et naturel avec tout le groupe.
Nous voilà repartis pour rejoindre le point de stationnement des véhicules. Ouf…Encore quelques minutes de répit au chaud dans la voiture…
Allez, courage, il est temps de se déshabiller.  Isabelle et François bravent les éléments suivis de Jean-Paul. Les autres…attendent des cieux plus cléments.
Hop, en route.  La randonnée semble facile (enfin…plus pour les autres que pour moi…) et des jolis paysages défilent. Un petit gué à passer. Plouf ! Certains, dont je suis, auront les pieds au frais, d’autres se déchaussent. Après un bon petit dénivelé, une pause café méritée et une autre pause au soleil dans une clairière qui a beaucoup plu à Isabelle,  nous voilà suffisamment réchauffés pour que nos peaux profitent enfin du coté nu de la rando….
Après l’effort, le réconfort : la descente ! Le vent s’est radouci et le temps est presque idéal.
Joyeux mix de randonnée et de naturisme, ma première randonue (première rando tout court d’ailleurs…) est très conviviale.
Arrivés à la petite chapelle romane, grand débat pour déjeuner : rivière ou abords de la chapelle ? Finalement, nous cherchons un petit coin à l’abri du vent, prés de la chapelle.
Jean-Louis et Gaby nous narrent (à la marseillaise…) leur visite interdite d’un pont de lianes en Afrique pendant que les pinards circulent…sortis du sac de Jean-Paul et Jean-Louis.
Le terrain pentu fait glisser Michel de sa serviette et les discussions vont bon train.
  Pour la naturiste « de plage » que je suis,  me voilà suffisamment à l’aise et réchauffée pour me déshabiller complétement et profiter du plaisir de déjeuner, les pieds dans l’herbe, en excellente compagnie.
Ayant des contraintes d’horaires familiales, nous avons dû abandonner le groupe qui a poursuivi sa rando.         

Merci à tous de nous avoir si convivialement accueillies et merci à Jean-Paul pour sa gentillesse et son aptitude à nous mettre à l’aise.

« Puissiez-vous accueillir le soleil et le vent avec plus de votre peau et moins de vos vêtements car la main de la vie est dans le soleil et son souffle dans le vent. »  Khalil Gibran.

Randonue au Mont Lapassé

Ca fait quelque temps que je veux faire une randonue un samedi au Mercantour. Patrick m'a fait découvrir le Mont Lapassé et toute la crête jusqu'à la cime de la Palu, c'était un mercredi et nous avions rencontré qu'une famille et un garde forestier. 

Nous voici au départ juste à côté de la vacherie du Devensé en dessous de la Madone des Fenestre. Nous sommes quatre, Maryvonne, Michel, André et moi-même. Au moment où nous allons partir, il arrive une voiture avec un couple et deux enfants en bas âge. Pour ne pas qu'ils soient surpris, je vais les voir pour leur expliquer que nous sommes des randonneurs naturistes, il n'y a pas de problème pour eux et ils nous souhaitent une bonne rando. 

Sur la côte le thermomètre dépasse les 35 deg, ici il fait 19 deg, c'est déjà très chaud pour cette endroit, mercredi dernier ça ne dépassait pas 13 deg. Maryvonne me dit qu’il ne fait pas assez chaud pour qu'elle se mette nue, mais après quelques mètres de montée on commence à transpirer et tout le monde se met nus. De toute la montée jusqu'à la baisse de Férisson on ne verra personne, je suis surpris je pensais  qu’il y aurai du monde.

Texte écrit par Maryvonne :

La randonue  dans le Mercantour n'as pas eue beaucoup de participants, trop loin pour certains et peut être trop dur pour d’autres.
Le Mercantour c'est la montagne  déjà un dénivelé positif de 850 mètres c'est je dois dire impressionnant.
La randonue de  ce jour a quatre participants 3 hommes et moi-même, départ balise 353 il fait frais nous  commençons a marcher  pour nous dénuder un peu plus loin. La marche se fait facilement car la montée est progressive nous sommes partis a 1700 mètres et nous voilà à La baisse de Ferisson a
2254 mètres, la vue est superbe ,nous grimpons sans soucis à la cime du Mont Lapasse a 2351 mètres : nous sommes récompenses un petit air frais le soleil les montagnes, a notre droite les crêtes ou nous allons marcher jusqu'à la Cime de La Palu a 2132 mètres .
Le déjeuner à 13 heures dans un près, a l'ombre avec chacun son petit plus à partager radis, vin rouge.
Apres 30 mns nous remettons les chaussures et départ en descente, seulement 2 petits raidillons à surmonter, tout le long de la randonue framboises et myrtilles nous tendaient leurs fruits.
Nous voilà a la voiture à 16 heures, pas fatigués, contents, heureux enchantés par la rando et pourtant pour moi c'est une victoire j'avais un peu peur de faire cela, a vous je ne dis qu'une chose : ne pas avoir peur sachez que notre président ne nous soumet que des parcours agréables et faisables sans fatigue, la prochaine venaient avec nous partager ce plaisir.

Maryvonne.

Randonue au Col de Bleine

Samedi 23 juillet à 9 heures 30, mon ami Philippe et moi rejoignons le point de rendez-vous fixé par Eric pour une randonue à partir du col de Bleine sur la ligne de crête en direction de Gréolière les neiges. C'est Philippe qui m'a permis de faire cette belle expérience de randonue en me faisant connaître l'association des randonneurs nus de Provence et je le remercie de ce superbe cadeau.

C'est déjà ma deuxième randonue et je suis heureuse de retrouver Jean-Paul, Eric, Daniel et son adorable fille Vicky, 14 ans, qui ne souhaite pas se mettre nue. Tout le monde respecte son choix et j'aime ce climat de respect d'autrui.. J'avais envie de revoir Maryvonne qui a fait son baptême de randonue en même temps que moi, Alfred le bavarois, Michel le marseillais mais ce sera pour une autre fois, vacances oblige !.. Je fais la connaissance d'autres sympathiques participants. Aujourd'hui, je me sens plus à l'aise que la première fois à l'idée de me mettre nue.. Je sais que les randonneurs présents sont profondément en quête d'harmonie avec la nature et qu'ils sont tous bienveillants. C'est amusant parce que je me sens presque en famille alors que nous nous connaissons à peine.

Toutefois, en mon for intérieur, je suis un peu inquiète, car Eric a annoncé une randonue sans difficultés malgré un sentier bordé par des précipices. Précipices, breeuhhhhhhh, je me méfie de ce mot. Je me demande si je ne vais pas être obligée de rebrousser chemin car j'ai le vertige depuis toujours.. Je me raisonne et me souviens du message rassurant laissé par Jean-Paul sur notre répondeur disant qu'il avait effectué la randonue en reconnaissance et que le seul passage un peu vertigineux résidait en une pente située à travers les arbres. Jean-Paul est un guide très professionnel qui sait rassurer avec sérénité et j'ai apprécié son coup de fil car j'hésitais un peu à m'inscrire. Je suis trouillarde et oui je l'avoue. Philippe achève de me convaincre.

Nous marchons quelques minutes avant de nous dénuder car il fait un peu frais. Cette randonue me semble étrangement plus facile que la première. Je discute beaucoup avec Vicky. Elle est pleine de vie, cette jeune fille et je l'apprécie beaucoup. Une impression de liberté m'envahit. Je me sens bien, je suis sereine. Un randonneur nous signale la présence de personnes habillées et nous mettons un paréo afin de ne pas imposer notre nudité à leur vue. Ces personnes nous saluent et nous nous dénudons après les avoir croisées. Nous arrivons sur la crête et là, oh joie,  nous apercevons à l'aide de nos jumelles, des bisons et des chevaux de Przewalski. La nature est vraiment majestueuse vue d'aussi  haut. Philippe et moi sommes amoureux de ces paysages qui font alterner roches calcaires et forêt.Nous sommes aux anges. J'aime les odeurs de lavande qui caressent notre visage.....enfin j'aperçois la fameuse pente vertigineuse qui troublait mon imaginaire depuis plusieurs jours. Elle est raide effectivement mais la descente s'effectue à travers les arbres. Jean-Paul m'explique comment mieux utiliser mes bâtons de rando afin de ne pas glisser sur les feuilles et Philippe m'aide à franchir les derniers mètres. Vicky est là aussi et me parle. C'est bizarre, je me sens bien et je n'ai vraiment pas peur. La solidarité du groupe est telle que je me sens portée et heureuse de faire cette randonue. Je me sens plus confiante, et cette confiance vaut de l'or.

Nous pique-niquons sur la crête face à de majestueux sommets et nous trinquons à l'étendue de notre
chance avant de redescendre pour conclure cette radieuse journée par le verre de l'amitié à Thorenc..que dire, si ce n'est que de telles journées sont de véritables moments de grâce et que je souhaite à chacun de se sentir un jour aussi libre...

Texte écrit par jacqueline.

Randonue-libre entre Caille et Andon

C'était ma première randonue.
Randonneuse textile dans un grand club des Alpes maritimes depuis 9 ans, et depuis peu animatrice de groupe de rando.
Au cours d'un stage de perfectionnement d'animateur j'avais comme voisin de bureau le président d'un club de rando : les Randonneurs nus de Provence. Nous avons parlé de son club et je me suis dit, je vais voir ça de plus près car dans ce club nu les textiles sont admis ....
Jean Paul m'a expliqué que dans son club il n'était pas du tout question de sexe, mais seulement d'être bien avec soi et les autres.
Le samedi 9 juillet me voilà partie pour ma rando en covoiturage avec des randonneurs d’Antibes.
Je ne savais pas encore si je parviendrais à me dévêtir.
Arrives a Andon sur le parking ou nous avions rendez-vous plusieurs personnes étaient la ; très agréable, j'ai était accueillie avec chaleur. Nous nous sommes groupés dans les voitures pour partir à la borne 139, départ de la rando.
Arrives à l'entrée du sentier ont démarre notre rando : et la dès le départ deux randonneurs sont nus bronzage intégral et très à l'aise nous marchons pendant 10 minutes et arrêt, là beaucoup de personnes se mettent nu et moi aussi.
Nous commençons a marcher c'est pour moi une première et en même temps une révélation : marcher nue dans la chaleur, je n'ai plus chaud l'air me caresse le corps, passe sous mes bras, entre mes jambes je suis terriblement bien de plus personne ne s'occupe de personne on discute les uns avec les autres des sujets de tous les jours .
Une montée assez raide et plutôt courte nous attends et tous ensemble nous la gravissons.
Je remarque que dans ce club il y a beaucoup plus d'hommes que de femmes, ça me surprend j'étais persuadée que les femmes étaient plus évoluées ... apparemment NON.
Dans mon club a moi il y a 10 femmes pour 3 hommes, je pensais que les hommes n'aimaient pas la rando et bien, non les hommes aiment la randonue.
Arrives au sommet, déjeuner tout le monde sur son petit tapis de sol Jean Paul a du vin à partager, François offre des rondelles de saucisson, Jean Paul R qui lui vient d'Aix en Provence nous donne à chacun de la pâte de coin faite par lui quand à moi j'ai amené des biscuits pour tous.
Le repas très convivial et la ma sympathique voisine me dit que c'était pour elle aussi SA PREMIERE FOIS. Jacqueline c'est son prénom est comme moi enchantée, elle a fait cela pour accompagner son ami, elle a réussie bravo ! moi je l'ai fait pour moi   pour savoir : je vous avoue être étonnée du résultat je ne quitte pas pour autant mon club textile qui sort un dimanche sur deux, mais un samedi sur deux j'irais avec Les Randonneurs nus de Provence.
Alors vous aussi faites comme moi venez voir, les textiles sont admis pour découvrir n'hésitez pas vous serez les bienvenues, et vous reviendrais vers nous.
Je ne dis qu'une chose .Merci Jean Paul d'avoir créé ce club .
Maryvonne

Actualité :

La météorite de Caille présentée pour la première fois à Nice.

http://www.culture-science-paca.org/node/710

Randonue au Col de Turini

 On aurait dû être huit pour cette randonue, mais Daniel et Martine ne sont pas venus au rendez-vous. Peut-être que c'est le temps qui les a dissuadés. La météo annoncée n'était pourtant pas mauvaise sur tout le département sauf au col de Turini, mais je me suis dit : la météo se trompe souvent on va avoir du soleil. He bien non ! Arrivés au Col de Turini c'est le brouillard qui nous accueille, la température n'est pas du tout estivale, dix-sept degrés à 10h du matin, ce n’est pas chaud pour un 2 juillet !

A part quelques vélos qui montent le col et une Ferrari, il n'y a personne. Nous empruntons la piste qui part juste à côté du téléski puis nous prenons un petit sentier qui monte un peu plus dans les arbres. C'est là que nous nous mettons nus, il n'y a pas de vent et la forêt nous protège légèrement du brouillard. Vers la Cime de la Calmette nous apercevons une randonneuse, un peu plus haut c'est un randonneur qui descend l'ancienne piste de ski qui nous dit bonjour. Ce sont les deux seules personnes que l'on verra de toute la journée. Après un petit détour à la cime de Calmette pour aller voir le paysage, ou plutôt le brouillard, nous redescendons vers la cime de l'Escaillou.

Le chien de Pascaline est très occupé à chasser les mouches, il saute de gauche à droite pour les attraper avec sa gueule, je ne l'ai jamais vu aussi fringant. 

Après la cime de l'Escaillou, nous redescendons vers la maison forestière de la Croisette, nous devons traverser la route départementale. Nous nous rhabillons, nous traversons et à la hauteur de la maison nous nous remettons en habit de peau. Pendant tout ce temps il n'est pas passé une seule voiture, on aurait pu rester nus. Le sentier monte légèrement vers la Tête de la Fracha puis descend vers la Tête de Gaglio, le soleil arrive à traverser les nuages de temps en temps et comme il est l'heure de manger, on s'installe entre des arbres à l'abri du vent et avec un rayon de soleil. Mais ça ne va pas durer très longtemps, des nuages de plus en plus noir arrivent, nous commençons à avoir froid. Le café ne nous réchauffe pas suffisamment, nous reprenons le chemin du retour. 

         

Ceux qui s'étaient couverts au moment du repas, retrouvent vite leur habit de peau au passage d'une petite difficulté du sentier équipé en via ferrata. Pour éviter de refaire le même chemin et de remonter à la cime de Fracha, j'emprunte un sentier de chasseur qui contourne le sommet et qui monte très régulièrement dans la forêt et à l'abri du vent.

Il nous reste à faire 2.5 km sur une ancienne piste de ski de fond pour rejoindre les voitures. Le temps menace de plus en plus et c'est sous la pluie que nous terminons toujours nus notre randonue. 

JP Guido.    

Compte rendu du reportage FR3 – 28.05.2011

Courant avril 2011, une agence Marseillaise contacte la FFN pour faire un reportage sur le naturisme dans les calanques de Marseille. La fédération informe Roger Banchereau qui, le jour même, me le fait suivre. Le lendemain, j’appelle la journaliste pour qu’on se rencontre rapidement.

Le sujet du reportage est le patrimoine culturel des Calanques ayant pour but de mettre en avant les différentes activités pratiquées dans les Calanques. L’émission veut éviter les polémiques concernant le projet de création du parc National des Calanques tout en donnant la parole à ceux qui font vivre l’histoire du lieu.

Chacun des usagers a un ressenti particulier envers les Calanques avec un sentiment d’appartenance fort. Clairement en rapport avec la mentalité Méditerranéenne, fière et parfois grande gueule, certains Marseillais pensent que les Calanques leurs appartiennent.
Toutes les activités seront traitées en deux ou trois minutes pour un dossier de 106 mn. Trois autres dossiers seront fait dans d’autres régions mais je n’ai pas su lesquelles. Les diffusions sont prévues fin août 2011.

L’association Naturiste Phocéenne a désiré mettre en avant la pratique historique du naturisme dans ce futur Parc National. Pour ce faire, j’ai envoyé aux journalistes les photos de la première section de Vivre de Kienné de Mongeot qui était basé au Frioul de 1928 à 1935. Ces clichés historiques seront diffusés dans l’émission à propos de l’hôpital Caroline du Frioul.

Mais l’histoire continue et aujourd’hui la pratique naturiste revient à Marseille avec l’essor de la randonnue. Le président des randonneurs nus de Provence, Jean-Paul Guido, s’est associé à l’association Naturiste Phocéenne pour que cette pratique ne soit pas oubliée dans ce panel riche et diversifié.
C’est accompagné de deux autres personnes, le secrétaire de l’association Naturiste Phocéenne, Patrick Chevalier, et une adhérente des randonneurs nus de Provence que nous nous sommes lancés sur les sentiers dés 10h00.

JP Guido n’a pas attendu longtemps pour faire connaître notre mode de vie de randonneurs nus en parlant dés le départ avec un garde de l’ONF qui animait, avec quelques étudiants, la journée du nettoyage des Calanques. Ce même garde m’a reconnu car il m’avait côtoyé lors de quelques réunions de concertations du GIP. Il a aussi eu l’occasion de consulter mon blog et le trouve très intéressant.

Nous avions rendez vous avec les journalistes au fortin de Morgiou à 13h30, ce qui nous a permis de faire une vraie rando avant le tournage. En ce samedi 28 mai, nous avons croisé pas mal de randonneurs avec qui nous avons eu que des échanges chaleureux. Comme ce groupe, majoritairement constitués de femmes, qui nous a dit en souriant « vous avez la meilleure tenue, vous avez raison, comme ça vous êtes vraiment libre, c’est ça la liberté ! ». Ces nombreuses rencontres, toutes sympathisantes (sauf un joggeur) nous ont confortés dans notre démarche et nous ont mis en confiance pour le reportage.

En retard à cause de l’interdiction de circuler en voiture sur la route de Morgiou, on a retrouvé les journalistes sur les sentiers que vers 15h00. Après quelques brèves présentations, nous avons commencé le reportage et procédé à l’interview.
Ce tournage n’a duré que deux heures car l’équipe des journalistes, composée de trois personnes (un preneur de sons, un caméraman et le journaliste) était prise par le temps. Le soir, ils se rendaient à Morgiou pour rencontrer le responsable des cabanonniers de Morgiou et président du CIQ de Mazargues.

La rencontre s’est déroulée dans une très bonne ambiance, pas de question piège, ni de sous entendu. Nous avons pu discuter de l’ancienneté de la pratique naturiste à Marseille et plus particulièrement dans les Calanques. De notre implication dans la vie naturiste et de nos contacts avec les autorités. Mais également de la défense des droits des naturistes et plus généralement des libertés de chacun dans un pays libre.

Bien sur, il y a des choses que nous avons oubliées de dire mais l’essentiel a été dit.

Maintenant, il y a plus qu’à croiser les doigts en espérant un montage intelligent pour montrer notre art de vivre sous les meilleurs auspices.

Texte ecrit par Bruno Saurez.

Randonue pour FR3 dans les Calanques

Randonue dans les Calanques de Marseille et interview pour un futur documentaire diffusé sur Fr3!

Ce samedi 28 mai, nous avions rendez-vous à dix heures avec Bruno Saurez et Patrick dans les Calanques pour une randonue un peu particulière! En effet, nous partons à la découverte du Cap de Morgiou et de sa somptueuse calanque, en compagnie d'une équipe de tournage qui prépare un documentaire sur le patrimoine des Calanques, et donc les origines de la pratique du naturisme en ces lieux!
Cette fois et c'est assez exceptionnel, pour des raisons pratiques je laisse mes petits bouts chez mes parents qui eux non plus ne nous accompagnent pas.

Après deux heures de route sans encombre nous retrouvons nos compagnons et Bruno nous guide sans plus attendre sur un sentier qui part derrière les nouveaux bâtiments de l'Université. Il est vraisemblablement très fréquenté par les joggueurs et vététistes venus profiter de la fraîcheur matinale. Nous marchons depuis quelques minutes et nous croisons un garde de l'Office National des Forêts qui reconnaît d'emblée Bruno et semble connaître son blog ainsi que notre pratique du naturisme. Il nous apprend avec surprise qu'il est surtout là pour informer les cyclistes qu'ils devront désormais emprunter d'autres sentiers! C'est avec un grand sourire qu'il nous souhaite une bonne rando et nous rappelle de ne rien laisser traîner derrière nous.

Bruno nous entraîne tranquillement sur le sentier du Cap Morgiou et comme nous avons le temps puisque nous ne devons retrouver l'équipe de tournage que vers 13h30, nous nous permettons  quelques arrêts durant lesquels l'enfant du pays nous décrit amoureusement chaque point du paysage. Alors que nous gravissons le sommet des Escampons , c'est un époustouflant panorama à 360° qui se dévoile à nos yeux, de Notre Dame de La Garde en passant par les îles du Frioul juqu'aux Calanques de Cassis et le plus haut sommet des calanques, le Mont Puget.
Le mistral nous rafraîchit discrètement alors que la blancheur de la roche de calcaire blanc nous renvoie l'ardeur des rayons du soleil.
Et je m'aperçois qu'il me manque un élément indispensable afin de randonner nue confortablement: la casquette! J'ai également oublié mes bâtons et ma fainéantise matinale a été plus forte que ma raison, j'ai « oublié » de me tartiner d'indice 50!

Plus loin, nous croisons deux couples dont une charmante dame qui affiche un large sourire à notre encontre et nous aborde en nous disant: « C'est bon de profiter de la liberté? ». Elle nous explique qu'elle même est naturiste mais préfère se promener dans « des coins plus reculés » mais qu'elle nous envie cependant!
Le chemin suit désormais la crête de Morgiou. Bruno nous explique qu'il souhaite trouver la grotte du Figuier afin de l'utiliser comme cadre de tournage. Nous nous approchons également du fortin qui aurait été édifié par Napoléon lors de la guerre contre les anglais, endroit qui se prêterait fort bien aux interviews mais avant tout au pique-nique! C'est d'ailleurs là que sont supposés nous rejoindre les journalistes. Bruno s'inquiète et tente de les joindre. Ils sont encore loin d'arriver puisque sur un autre tournage!
Chaque pas sur la crête nous plonge un peu plus dans le bleu de la Méditerranée et Sormiou se livre à notre droite et enfin plus loin Morgiou et son port de pêcheurs cabanoniers, se battant eux aussi avec ferveur pour défendre leur patrimoine.
Nous décidons d'entamer notre déjeuner, Patrick exprimant tout haut ce que nous pensions tout bas! Nous garderons quelques miettes pour les images...

La crête se termine par une descente assez... abrupte vers le fortin, et je glisse sans conséquence plusieurs fois dans la descente mais toujours avec élégance. (ouf, pas eu mal aux cailloux!) et en contre bas, nous achevons notre déjeuner puisque les journalistes sont définitivement en retard!
Déchaussés, nous contemplons le somptueux paysage en savourant le rosé apporté par Jean-Paul... Et moi je regarde naïvement la pente que nous venons de descendre en  me réjouissant de ne pas devoir la remonter puisqu'il est prévu que nous repartions par Morgiou... hum.

Bruno parvient à avoir des nouvelles de Guillaumes: ils n'ont pas pu descendre jusqu'au port, la route étant fermée la journée et n'ont pas de passe-droit permettant aux journalistes de passer outre cette règle. Ils nous rejoignent donc avec le matériel en passant par la crête!
Et ce que je craignais arrive: il faut que nous revenions sur nos pas par la falaise! Comme d'habitude, Bruno est le dernier à se chausser mais sera très vite bien loin devant. Et parce-que je l'ai fait l'année passée avec bébé sur le dos lors d'une « sortie familiale » avec Bruno, je mords sur ma chique en me disant que j'ai perdu 10 bons kilos depuis et que mon sac en fait à peine 3 ! Jean-Paul m'attend patiemment et me permet une pause pour boire un peu d'eau, et pendant ce temps Bruno « s'envole » et disparaît de notre vue. Je retrouve la crête avec joie et salue intérieurement l'initiative de notre ami de partir à son rythme rejoindre les autres.
Nous croisons encore une famille très sympathiques, et c'est avec Madame, très souriante, que la discussion sur notre tenue s'engage. Monsieur, lui, écoute avec intérêt (envie?) nos arguments, vêtu d'un simple slip en coton! Ils sont même prêts à témoigner si à leurs retours du fortin, ils nous croisent avec les journalistes!

Il est presque 16 heures lorsque nous sommes enfin rejoins par l'équipe de Guillaumes. Avec lui, un caméraman qui transporte un sac volumineux et le perchiste. Tous les trois semblent forts sympathiques mais, inquiets du timing restreint, nous proposent tout de suite de nous mettre en place. Les idées de prises de vue ne manquent pas, et nous nous prêtons joyeusement à leurs sollicitations. Entre les « tableaux » nous nous abritons à l'ombre d'un petit arbre... Et je sors mon indice 50, me trouvant soudain un peu trop colorée ! ( Coquetterie féminine oblige, je croise très fort les doigts encore aujourd'hui pour que ça n'apparaisse pas dans le reportage!)
Ils terminent les prises de vues par l'interview de chacun de nos présidents, interrogeant Bruno sur l'histoire du naturisme dans les calanques et Jean-Paul sur sa conception de cet « art de vivre » au plus près de la nature.

Après avoir rassemblé le matériel, nous reprenons tous ensemble ce fabuleux chemin et ébahie devant tant de majestuosité, je ne peux m'empêcher de penser que le Paradis est sur terre et que la tenue d'Ève est sans conteste la plus belle pour en parcourir les sentiers...

Nous quittons nos amis à leur voiture et achevons le trajet, comme à chaque fois l'esprit si apaisé qu'il nous semble difficile de rejoindre le monde des textiles...

Texte écrit par Pascaline.

Les berges du Caramy

En arrivant à proximité de Brignoles dans le Var, en longeant la route, nous avons remarqué l'ancienne voie de chemin de fer qui servait à transporter la bauxite. Bauxite que l'on retrouvera tout au long de notre belle rando naturiste regroupant une dizaine de personnes venues des Bouches du Rhône, du Var ou des Alpes Maritimes.  Les guides étaient comme souvent Jean-Paul et Jean-Marie (membres de l'association des randonneurs nus de Provence) équipés de boussoles et de cartes. A noter la présence de Patrick, secrétaire d'une autre association provençale : l'association des naturistes phocéens. Sur le parking du rendez-vous,  nous avons rencontré un groupe de randonneurs textiles. Par respect, Jean-Paul est allé leur expliquer que nous faisions la randonnée, nus. Ce qui n'a pas du tout choqué ces personnes. Cette petite explication faite nous avons tombé shorts, bermudas, tee-shirts et blousons en ne gardant que l'essentiel : les chaussures de rando.

Tout de suite le parfum du thym et du romarin nous plonge dans un univers à la Giono. Nous voilà partis pour une belle journée ensoleillée en commençant par un relief karstique nous obligeant à de petites escalades dans un paysage hors du temps. Après deux heures de marche tranquille et silencieuse (excepté la douce mélodie du Caramy traversant le feuillage des arbres) nous faisons une pause et certains en profitent pour se tremper ou se baigner dans les eaux transparentes de cette belle rivière provençale. L'eau fraîche réveille et donne du tonus pour la suite de la balade. Un peu plus tard c'est l'heure du pique-nique et nous avons rejoué le déjeuner sur l'herbe mais cette fois-ci les hommes eux aussi étaient nus.
En poursuivant notre chemin nous avons croisé des groupes textiles. Parfois nous avons eu le temps de nous rhabiller mais tout le monde à en mémoire le moment où Isabel, bouche bée et les yeux grands ouverts nous prévint un peu tard que nous allions nous trouver nez à nez avec des randonneurs habillés ! Mais comme à chaque fois la rencontre s'est bien passée, avec un bonjour et un sourire complice.  Certains que nous avions déjà croisé, étaient même déçus que nous soyons rhabillés. Avant le retour nous avons trouvé une magnifique plage de sable au bord de la rivière, plage qui, l'espace d'un repos au soleil, est devenue plage naturiste en plein centre Var.  En continuant notre balade nous avons traversé des terres rouges de bauxite et même un barrage abandonné qui servait à produire de l'électricité pour les mines exploitées dans le coin. Aujourd'hui ce n'est plus la bauxite qui fait parler mais les gaz de schiste à proximité de Brignoles ...... Certains craignent que cette nouvelle exploitation ne saccage la région et ne pollue les rivières et les nappes phréatiques.
La rando terminée nous nous sommes vêtus pour rendre visite à une charmant habitante du village de Mazaugues près de la source du Caramy.  Avec cette dame, qui nous a offert le verre de l'amitié, nous avons discuté de notre rando et de la région.

Mazaugues qui à une certaine époque avait fait polémique car le monument aux morts de la première guerre mondiale encourageait le pacifisme. Depuis le débat a cessé et ce petit village vit paisiblement dans la quiétude du centre Var.

Texte écrit par Jean.