Turini

Randonue au Col de Turini

 On aurait dû être huit pour cette randonue, mais Daniel et Martine ne sont pas venus au rendez-vous. Peut-être que c'est le temps qui les a dissuadés. La météo annoncée n'était pourtant pas mauvaise sur tout le département sauf au col de Turini, mais je me suis dit : la météo se trompe souvent on va avoir du soleil. He bien non ! Arrivés au Col de Turini c'est le brouillard qui nous accueille, la température n'est pas du tout estivale, dix-sept degrés à 10h du matin, ce n’est pas chaud pour un 2 juillet !

A part quelques vélos qui montent le col et une Ferrari, il n'y a personne. Nous empruntons la piste qui part juste à côté du téléski puis nous prenons un petit sentier qui monte un peu plus dans les arbres. C'est là que nous nous mettons nus, il n'y a pas de vent et la forêt nous protège légèrement du brouillard. Vers la Cime de la Calmette nous apercevons une randonneuse, un peu plus haut c'est un randonneur qui descend l'ancienne piste de ski qui nous dit bonjour. Ce sont les deux seules personnes que l'on verra de toute la journée. Après un petit détour à la cime de Calmette pour aller voir le paysage, ou plutôt le brouillard, nous redescendons vers la cime de l'Escaillou.

Le chien de Pascaline est très occupé à chasser les mouches, il saute de gauche à droite pour les attraper avec sa gueule, je ne l'ai jamais vu aussi fringant. 

Après la cime de l'Escaillou, nous redescendons vers la maison forestière de la Croisette, nous devons traverser la route départementale. Nous nous rhabillons, nous traversons et à la hauteur de la maison nous nous remettons en habit de peau. Pendant tout ce temps il n'est pas passé une seule voiture, on aurait pu rester nus. Le sentier monte légèrement vers la Tête de la Fracha puis descend vers la Tête de Gaglio, le soleil arrive à traverser les nuages de temps en temps et comme il est l'heure de manger, on s'installe entre des arbres à l'abri du vent et avec un rayon de soleil. Mais ça ne va pas durer très longtemps, des nuages de plus en plus noir arrivent, nous commençons à avoir froid. Le café ne nous réchauffe pas suffisamment, nous reprenons le chemin du retour. 

         

Ceux qui s'étaient couverts au moment du repas, retrouvent vite leur habit de peau au passage d'une petite difficulté du sentier équipé en via ferrata. Pour éviter de refaire le même chemin et de remonter à la cime de Fracha, j'emprunte un sentier de chasseur qui contourne le sommet et qui monte très régulièrement dans la forêt et à l'abri du vent.

Il nous reste à faire 2.5 km sur une ancienne piste de ski de fond pour rejoindre les voitures. Le temps menace de plus en plus et c'est sous la pluie que nous terminons toujours nus notre randonue. 

JP Guido.