A la recherche des Pivoines

     

Quand je pars de chez moi, je suis un peu inquiet, le brouillard ne se lève pas très vite. Au passage du pont du loup près d’Andon, la montagne de l’Audibergue est bien dégagée. Au lieu du rendez-vous au col de la Sine, le brouillard à l'air de se dissiper doucement. Pour voir les pivoines, nous n’avons pas beaucoup à marcher, juste à traverser la route. Mais elles sont dans un terrain très pentu et les premières ne sont plus en fleurs. Tous les hommes, sauf Jacques qui a des problèmes de santé, gravissent la montagne pour trouver les plus belle pivoines à photographier. Avec l'effort qu'il faut faire pour monter, nous sommes très vite nus.

     

 Il n'y a pas que des pivoines, l'année dernière nous avons trouvé aussi des Iris, mais ils sont très haut et entre les rochers. Le jeu consiste donc à les trouver. Je suis le premier à tomber dessus. Après 1h de reportage photographique, nous redescendons vers la route. Les femmes nous ont attendu bien sagement.

      

Après les pivoines, j'avais prévu de faire une randonue au plateau de Calern. Mais quand nous arrivons au parking, le brouillard est tellement dense que l'on distingue à peine les observatoires. Il faut trouver un plan B ! Je décide donc de partir pour l'Audibergue qui était au soleil vers 10h. La montagne étant plus haute, le brouillard a du mal à passer par-dessus.

Nous arrivons au parking du pont du loup, le ciel est bleu. Le temps de préparer nos sac et nous voilà partis, il n'y a personne les hommes sont en tenue de peau très vite, les femmes prendront un peu plus de temps pour se mettre nues elle aussi. Evelyne pour qui c'est sa première randonue s'attendait a ce qu'il fasse plus chaud, elle n'a fait du naturisme que sur la plage et elle est un peu surprise que l'on puisse se mettre nue aussi facilement par un temps pas très propice. Elle a trouvé le groupe très agréable et surtout le respect de chacun pour trouver le moment idéal pour se mettre en tenue de peau. Le fait d'être nue doit être un plaisir personnel et ne doit pas être forcé par les autres personnes du groupe. Chacun doit être libre de choisir le moment pour se mettre nue. Nous sommes dans un sous-bois bien à l'abri du vent et du brouillard. Dans une petite clairière, nous découvrons deux plants de pivoines, une aubaine pour Jean-Marie et Elisabeth qui n'était pas là le matin.  Plusieurs sentiers partent de toutes part, il faut en choisir un, nous prendrons à droite. C'est vraiment une balade très agréable, pas de montée difficile et le soleil qui arrive à percer les nuages.

A plusieurs reprises nous sommes à quatre pattes ou couchés dans l'herbe pour prendre des photos de fleurs magnifiques ( voir le blog de Patrick :  http://amvn.comlu.com/sine_2011/index.htm). Après une bonne pause déjeuner, le brouillard s'invite à la fête. Nous redescendons vers les voitures. Mais dans la forêt, nous sommes de nouveau à l'abri nous en profitons pour visiter les lieux, une vieille bergerie cachée par la végétation que nous n'avions pas vu en montant. Il est encore tôt et nous en profitons pour nous promener tant que le loup n'y est pas. Nous sommes sur un sentier balisé, mais vu le temps qu'il fait, il est presque impossible que nous rencontrerions quelqu'un. Le temps se gâte, on entend l'orage qui gronde, on décide de prendre un quatre heure avant de repartir. On s'installe un peu à l'écart du sentier pour manger et boire un petit coup. Quand soudain un groupe d'une bonne dizaine de personnes passe sur le sentier. Bonjour, bonjour de part et d'autre, notre tenue ne semble pas les perturber dans leur marche. L'orage gronde de plus en plus et nous rentrerons nus jusqu'aux voitures sont une pluie fine mais pas du tout désagréable. C'est avec des vêtements secs que nous nous rhabillons à quelques mètres seulement des voitures.

JP GUIDO

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